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REPRESENTATIVITE

Jeudi 7 décembre 2006

L'object de cette rubrique vise à ouvrir un débat sur le rôle et la représentativité des citoyens dans la démarche de démocratie participative de la Région Rhône Alpes. Vous trouverez une première contribution pour provoquer ce débat. Toute contribution est bien venue pour construire une pensée collective et plurielle (en cliquant sur "ajouter un commentaire".

Salutations citoyennes

 


 

REPRESENTATIVITE CITOYENNE ?

Il apparait que la représentativité des citoyens se pose en terme méthodologique, comme dans toute constitution d'échantillon que l'on voudrait "représentatif".

Sur les 11000 citoyens, combien sommes-nous à avoir participé, une ou plusieurs fois, ou de manière continue ?

L'enjeu n'apparait que grace à la démarche de démocratie participative, qui fait que les citoyens sont représentés, écoutés et acteurs de la politique régionale.

La limite est que cette parole soit effectivement entendue, prise en compte dans la définition de la politique régionale et qu'elle soit effective.

Une évaluation serait à faire en ce sens à terme (petite proposition en passant, pour la mise en place d'une démarche d'évaluation d'une politique régionale).

La question de la représentativité se pose déjà lorsque certains d'entre nous participent plusieurs fois et de manière régulière.

Les nouveaux participants ne voient-ils pas les anciens participants comme des "apparatchic" ou faisant du logging, meme s'ils ne sont des "citoyens ordinaires".

La question nous a déjà été posée, notamment aux membres de certains collèges citoyens des CTEF.

La représentativité se pose et se posera probablement encore d'avantage lorsqu'il y aura des décisions prises par la Région sur la base d'un avis citoyen par exemple et surtout si la démarche participative venait à etre systématisée.

Meme si se sont les élus qui gardent le "pouvoir" de choix et de décision, élus et citoyens non-acteurs de la démarche pourront dire qu'il y a une nouvelle forme de "Pouvoir" institué, non représentatif.

Mais on est loin de la prise de pouvoir, ne serait-ce que d'influence, meme si le lobbing pourrait se mettre en place.

Faudra-t-il rendre transparent le réseau et ceux qui y agissent, puis rendre des comptes ?

Le condition et l'intéret serait-il que la Région a pris cette initiative de lancer la démarche de démocratie participative.

La limite en serait elle dans la (les) réponse(s) à la question du "pourquoi faire" ?

LA REPRESENTATIVITE DU PANEL DES 11 000 CITOYENS ?

Se pose dès l'origine la question de la représentativité du panel de citoyens, constitué sur la base des premiers échanges de l'institution régionale avec les rhonalapins.

Des 11000, il est certains que l'on trouvera tout profil de citoyens que l'on peut qualifier : du curieux, à l'intéressé, au concerné, au motivé, en passant par l'engagé ou le militant, ...

On trouvera certainement tous les statuts sociaux professionnels et culturels, avec statistiquement, certainement des sous représentations : Un peu moins de jeunes et de classes "défavorisées", ...

La question de la représentativité politique est évidente. On peut présupposer qu'il y a une plus grande représentativité de citoyens de gauche, ou plutot une sous représentativité de citoyens de droite.

L'intéret résiderait dans le fait que ce panel n'a pas été choisi par un institut d'étude spécialisé et ne constitue pas un panel d'opinion pour un sondage ?

L'intéret serait aussi qu'il s'est constitué par le biais de fiche proposition ?

Ce panel constitué sur la base d'un acte volontaire de proposition (certes sollicité, donc nécessairement orienté par la nature du cadre de proposition) ?

 

LA REPRESENTATIVITE DU "COLLECTIF DES 22" ?

Au départ, ces citoyens se sont auto désignés pour participer à la tribune de restitution des rencontres régionales.

Nous ne pouvions pas Ítre les "porte paroles" de nos départements.

Les contraintes de communication d'une telle tribune ont fait que nous n'étions qu'un quotas exprimant quelques propositions sélectionnées rapidement.

Nous ne représentions qu'un certain nombre de propositions reformulées pour la cause et la forme de l'événement.

Toutefois, l'opportunité de cette rencontre et de cette tribune, la force de l'événement et la volonté de poursuivre dans cette démarche de démocratie participative a fait que nous nous sommes constitués en groupe et auto désigné en comité, qui a pris le titre de "collectif des 22".

Provocation ? prise ou abus de pouvoir ? utopie ? avec plein d'idées et de propositions dans la tÍte pour certains, afin de faire avancer la démarche de démocratie participative avec l'institution régionale.

Nous ne sommes pas plus représentatifs des rhone alpins.

Le "label" "collectif des 22" ne nous attribue pas plus de légitimité par rapport aux autres rhone alpins et citoyens du réseau.

Pas meme une reconnaissance des citoyens engagés antérieurement ou ayant participé ultérieurement à des "ateliers citoyens" ou des "collèges citoyens".

Peut-etre un role "d'aiguillon" comme nous l'avais suggéré François Auguste.

L'intéret proviendrait-il d'une démarche citoyenne volontaire et collective venant "d'en bas" ?

L'intéret proviendrait-il d'une confiance partagée entre citoyens et élus à construire ensemble ?

 

LA REPRESENTATIVITE DES "ATELIERS CITOYENS" ET DES "COLLEGES CITOYENS" ?

A chaque constitution de "ateliers citoyens" ou des "collèges citoyens" se pose la question de la représentativité du panel de citoyens, à savoir si cet "l'échantillon" est représentatif des rhonalapins.

Mélange de tirage au sort, de candidatures spontanées, sélection de "compétences", ..., la méthode ne saurait elle nécessairement mélanger les genres pour étendre le champ des participants, assurer l'équilibre territorial et rassembler les pertinences des propos et des contributions finales ?

L'intéret proviendrait-il d'une diversité de paroles qui forme richesse ?

L'intéret proviendrait de propositions plus concrètes, plus proches des besoins et des aspirations des citoyens ?

CITOYEN ORDINAIRE ?

"Simple citoyen", "citoyen ordinaire", sont des termes souvent utilisés par ceux la meme d'entre nous qui veulent s'identifier, voire se démarquer ou revendiquer une différence par rapport à d'autres citoyens du réseau.

Citoyen néophite ? candide ? profane de la politique de la Région Rhone-Alpes ?

Citoyen n'appartenant pas à un corps constitué, syndical ou politique ? et ne faisant pas partie d'une association représentative et de la société civile ?

Citoyen ne représentant que lui-meme et n'étant pas porte parole ?

Citoyen sans parole formatée ou politiquement correcte ?

Citoyen qui n'a rien à solliciter de la part de la Région en termes d'aide ou de subvention ?

Citoyen jusqu'alors sans parole reconnue à la Région ?

Citoyen de l'opinion ? de base ?

Citoyen du "bien commun", du "bons sens", du "vécu", du "quotidien" ?

 

CITOYENS ENGAGES ?

"Seuls les actes nous engagent. Nous ne sommes donc pas engagés par nos idées, ou par nos sentiments, mais par nos conduites effectives"

Alors, simple "Envie d'agir" ?

Appétence pour la "chose publique", "l'intéret général" ?

Motivés à participer ?

Près à se mobiliser ?

Prise de position ?

Prise de risque ?

Devoir de soutenir la politique de démocratie participative de la Région ?

Nécessité d'impulser une nouvelle forme de gouvernance à la Région ? avec la Région sur nos territoires de proximité ?

Devoir de changer la politique, "d'en bas", pour faire reconnaitre un peu plus la souveraineté "du peuple" dans la quotidienneté des décisions et actes politiques ?

CITOYENS ACTEURS ?

Crise de représentativité politique et dérives de gouvernance ont exclu globalement les citoyens des décisions ou plus précisément du processus démocratique qui devrait conduire aux décisions des élus mandatés.

Les citoyens sont-ils acteurs des politiques territoriales ? et le débat est d'importance dans le cadre de la décentralisation et des responsabilités données aux collectivités locales.

Légitimité et représentativité des contres pouvoirs "acteurs"?

Acteurs dans les collèges citoyens des comités de ligne, des CLD, des CTEF ?

Acteurs dans les avis citoyens sur "l'évaluation des politiques territoriales", sur "l'avenir des sociétés rurales" ?

Acteurs dans les grills ?

Acteurs par la pertinence de nos propos entendus ?

Acteurs dans la parole rapportée sur nos territoires ?

Acteurs dans le réseau citoyen de la Région Rhone Alpes et dans le relais sur nos autres réseaux locaux ?

Par PILLARD Guillaume
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Mercredi 14 mars 2007
Contribution à développer.
1-la démocratie participative ne devrait pas exister
Dans le pays démocratique des droits de l'homme, la démocratie ne devrait pas avoir besoin de démocratie participative. C'est la démocratie toute court, ou plutôt pleine entière qui devrait être le dispositif républicain de toutes nos institutions.
Elle se fonde sur le principe rousseauiste du peuple souverain qui mandate des représentants élus qui devraient être "au service" des citoyens.
2-Mais la démocratie participative apparait une alternative indispensable à la crise de la démocratie représentative
Si la démocratie participative apparaît comme une nécessité, c'est que la démocratie représentative s'est progressivement dans l'histoire construite, institutionnalisée, instituée comme pouvoir, au-dessus du peuple souverain. On connaît toutes les dérives de la démocratie représentative qui font aujourd'hui crise.
La démocratie participative apparaît comme une réapropriation citoyenne indispensable du débat politique sur la "chose publique" qui a été spoliés par le(s) Pouvoir(s).
3-La démocratie participative constitue surtout un contre pouvoir
C'est probablement face à la défection du politique et du débat politique au profit de l'idéologie et du pouvoir libéral, que la démocratie participative trouve ses nouveaux fondements. Elle vise à redéfinir le rôle du politique et à réhabiliter la démocratie pour en faire l'exercice central des choix de société et de mode de vie, que ce soit à l'échelle locale ou globale.
Il s'agit de réinventer de nouvelles formes de pratiques politiques citoyennes pour lutter contre les pouvoirs totalitaires du marché et de son idéologie libérale.
4-La démocratie participative devrait être institutionnalisée
S'il existe des dispositifs de droit qui prévoit la participation citoyenne dans le processus de décision politique (concertation, enquêtes publiques, …), force est de constater qu'elle sont galvaudées par les pouvoirs politiques. S'il existe de nombreuses expériences et pratiques de démocratie participative, force est de constater qu'elles sont des exceptions d'hommes ou d'équipes, trop territorialisées ou sectorialisées.
La démocratie participative devrait être institutionnalisée pour être un mécanisme démocratique clef, adapté selon des échelles et les politiques territoriales.
Par Guillaume
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