si les choses évoluent favorablement dans le CTEF Drôme des Collines-Royans-Vercors,
ce n'est pas le cas partout.
voiçi un courrier de Guillaume Pillard
je pense qu'il est très instructif:
pascal
CTEF ARDECHE VERTE :
Membre du collège citoyens de Ardèche Verte (Nord Ardèche), j'avais sollicité plusieurs fois l'élu pilote, tant directement que sur son blog personnel qui faisait état de l'élaboration du CTEF, sans évoquer l'existence du collège citoyen, ni la démarche de démocratie participative de la Région.
A la communication du projet du programme d'actions, en prévision du l'Instance Territorial Participative du 28 Novembre 2006, j'ai transmis mes remarques à tous les membres du CTEF.
Je n'ai aucune réponse préalable, mais le 28 au soir, le blog personnel de l'élu pilote, validait politiquement les priorités du CTEF, sans évoquer davantage la politique participative.
Je me permets de communiquer le courrier préalable que j'avais transmis à l'ensemble des membres de l'Instance Territoriale Participative, afin d'informer les membres citoyens des autres CTEF et contribuer au débat (en m'excusant pour la longueur).
Mesdames et Messieurs les membres de l'Instance Territoriale Participative de Ardèche Verte,
Ne pouvant me joindre à l'IPT du 28 Novembre 2006, je me permets de faire quelques remarques en tant que membre du collège citoyen du CTEF Nord Ardèche.
SUR L'APPLICATION DE LA POLITIQUE DE DEMOCRATIE PARTICIPATIVE DU CONSEIL
REGIONAL DANS LE CTEF DU NORD ARDECHE :
Alors que dans la grande majorité des CTEF en cours d'élaboration dans la Région, la représentativité et le fonctionnement du collège citoyen est assuré, force est de constater que dans notre territoire, il n'a pas
fonctionné pour ne pas avoir été représenté.
Il y aurait dû avoir 8 citoyens (participant aux ITP), dont 3 au comité opérationnel !
Malgré ce constat rapporté dès l'origine, puis en septembre, il n'apparaît pas que le fait ait été pris en considération.
Malgré le rappel sur l'importance de cette politique régionale par F. Auguste et le premier bilan du 12 Septembre à la Région Rhône Alpes, il ne semble pas non plus que les choses aient évoluées.
Je me permets de poser les questions suivantes aux instances organisatrices locales :
-Pourquoi ?
-Des démarches d'améliorations ont-elles été engagées ?
-Y a-t-il eu information locale sur la mise en place du CTEF et la mise en place d'un collège citoyens ?
-N'y aurait-il pas été possible de trouver ces 8 citoyens ?
-Cette sous représentation citoyenne n'est elle pas significative d'une attitude générale à l'égard de la participation citoyenne et de la concertation dans le Nord Ardèche ?
SUR LE PROGRAMME D'ACTIONS PROPOSE A L'ITP :
Par rapport au document soumis à validation de l'ITP du territoire Ardèche Verte du 21/9/2006, ce nouveau document est apparu complètement refondu.
1-Il amène à une interrogation profonde sur la méthode de la démarche d'élaboration de ce plan d'action et sur le rôle de l'IT"Participatifve" (toute représentativité des collèges confondue) et de la validation d'un document.
2-On ne parle plus "d'axes prioritaires" (d'actions) mais de "défis" (dont la formule relève d'avantage du slogan médiatique que d'objectifs opérationnels à atteindre).
On ne retrouve que 4 défis :
-"Maintien et développement des activités économiques et de l'emploi pour faire face à un risque de déclin industriel".
-"Maintien des jeunes sur le territoire, transmission des savoirs faire, l'insertion professionnelle, l'égalité homme/femme, la qualification de la population active.
-"Rapprocher l'offre de formation, faciliter l'accès à la formation, mieux répondre aux besoins des salariés précaires, des demandeurs d'emploi et des entreprises".
-"Anticiper les situations d'exclusion, faciliter le retour à l'emploi".
-dans lesquels on retrouve indistinctement les "axes",
-déclinés chacun par deux objectifs généralistes,
-puis en "actions prioritaires" et "actions existantes" ou "à mettre en place", dont le listing fait apparaître des redondances et indistinctement des généralités d'intentions, des constats, des événements, des dispositifs, des outils, des projets,
-Puis, par rapport à ces "actions", certaines n'ont par de "porteurs", pas de "pilotage", voire pas de "financement" prévisionnel ou pas "d'outils mobilisé".
Sur le plan de la méthode, on ne peut que constater une confusion, qui va bien au-delà de la sémantique et de la lisibilité, entre "défis", "axes prioritaires", "objectifs", "actions", "moyens", et "outils".
On y retrouve bien peu les "enjeux" qui étaient formulés et repris pour partie dans le diagnostic lors des ITP.
Qu'est-ce qu'un "contrat" ("Territorial Emploi Formation") qui a la finalité de lier des acteurs du Nord Ardèche sur un "programme d'actions" avec de telles "confusions".
Entreprises, employeurs, créateurs potentiels d'entreprises, ..., "publics" salariés et demandeurs d'emplois, et habitants du Nord Ardèche y trouverons t-ils "réponse" à leurs besoins ?
Ce contrat permettra t-il le "développement économique" et "l'emploi" DURABLE du Nord Ardèche ?
Les moyens financiers engagés pour l'élaboration de ce contrat permettront ils une réelle et nouvelle efficacité ?
Je me permets de faire quelques propositions qui ne me paraissent pas incongrues, compte tenu du bouleversement et de la nature du dossier proposé ce jour.
COMMENTAIRES ET PROPOSITIONS SUR LE CONTENU DU PROGRAMME D'ACTIONS :
-Peut-on formuler encore un objectif énonçant "connaître et comprendre ce qui se passe sur le territoire, ...".
Le diagnostic fait avec les acteurs de l'emploi et de la formation n'auraient-il pas été assez éloquent quant à la situation et l'évolution économique Nord Ardéchoise, dont les grandes entreprises connues sont sur des secteurs "fragilisés" (marché fortement concurrentiel, situation de sous-traitance tributaire des donneurs d'ordres et du redéploiement européen et mondial des pôles de production, stratégie de délocalisation, absorption par des groupes, affichage clair de certaines de ces entreprises pour le redéploiement de leurs activités sur les marchés et territoires étrangers, ...).
Compte tenu des risques pour l'économie locale et l'emploi, il me semblequ'à l'issu du diagnostic, l'IPT avait fait ressortir un objectif fort "d'anticiper sur les mutations industrielles", pour ne pas dire sur la désindustrialisation du bassin d'Annonay et pour ne pas dire sur les importantes pertes d'emploi du bassin.
Il me semble que ce contrat ne devrait que réaffirmer cet objectif prioritaire, déclinée par des actions, des moyens et des dispositifs d'anticipations et réactifs.
La formulation du défi 1 en terme de "maintien et développement" apparaît ainsi comme une gagure, celui de "risque" peut conforme à celui du "déclin industriel", l'ensemble peu conforme en terme de développement économique durable.
A titre d'illustration, comme "le pôle de compétitivité plasturgie", qu'elle est la pertinence de "l'installation d'un centre de formation / matériaux composites" porté par le CDPRA en réponse à l'objectif 2 "promouvoir l'insertion professionnelle des jeunes par l'accès à des formations qualifiantes leur permettant plus de stabilité professionnelle", sous le chapeau de l'axe "Favoriser l'accès et le retour à l'emploi des publics les plus éloignés de l'emploi", et du Défi 2 : "le maintien des jeunes sur le territoire, ..."
En d'autres terme, un jeune peut-il se dire, "je vais me former dans le secteur de la plasturgie parce c'est un secteur d'avenir où je vais gagner ma vie, pouvoir un projet de carrière, et avoir la garantie d'un emploi durable en restant dans le territoire" ???
-De la même manière, faudrait-il refaire un réel diagnostic sur les secteurs du papier, du textile, de l'agriculture, de l'agroalimentaire, des services, ... du bassin d'Annonay pour reconnaître la situation.
CE PROGRAMME D'ACTIONS D'EMPLOI FORMATION REPOND IL AUX EXIGENCES DE
L'EMPLOI ET DE FORMATION DU NORD ARDECHE ?
-Vers quelles branches ou domaines d'activités faut-il orienter et informer les demandeurs d'emploi ?
-Quel sont les métiers, compétences professionnelles ou qualifications dont ont besoin les entreprises ?
-Quels sont les secteurs ou filières d'activités qu'il s'agit de développer sur le territoire ?
Quelles sont donc les formations disponibles, à développer et à créer pour faire rencontrer l'offre et la demande d'emploi ?
Excusez moi, mais j'ai eu l'occasion de présenter ce contrat à des amis : un agriculteur, deux personnes travaillant dans une grosse entreprise de plasturgie automobile (cadre et ouvrier), une ancienne secrétaire de direction ayant arrêté son activité pour élever ses enfants, un couple nouvel arrivant sur le territoire et désireux de se reconvertir dans une activité agritouristique, un chef d'entreprise du secteur du chauffage, ainsi qu'un ami membre du collège citoyen d'un autre CTEF ; tous ont été
"stupéfaits" de la confusion et de la multitude de formulations d'intentions et d'objectifs, tout comme des dispositifs, mais surtout que n'apparaît pas les formations disponibles et à créer, tout comme les métiers et les emplois à créer.
"Et tout ça, ça coûte combien et ça débouche sur quoi, concrètement, pour l'économie locale et les emplois" ???
Les consultations régionales avaient permis de formuler de multiples propositions rassemblées sous 4 thèmes "Emploi, formation, mutation industrielle et technologique", "Quelles solidarités", "comment mieux vivre ensemble" et démocratie participative".
Elles mériteraient d'être réexaminées pour constater le décalage absolu entre ce qu'exprime le territoire et ce que qu'énonce le projet de programme d'actions du CTEF Ardèche Verte .
VERS UN CONTRAT TERRITORIAL EMPLOI FORMATION "CONCRET" :
Tel quel, ce projet de contrat apparaît d'avantage comme l'énonciation de dispositifs et d'organisme à financer, confirmant par ailleurs ceux déjà existants.
La démarche d'un CTEF, adapté au territoire, ne devrait-il pas avoir une approche plus concrète :
-Une "approche métiers" (savoir faire, compétences), susceptible de répondre aux besoins des entreprises et à la demande des demandeurs d'emploi, salariés et porteur de projet
-Une approche "secteurs d'activités", susceptible de cibler des domaines "porteurs", "durables", "indispensables" au territoire.
-Une approche "filières ou réseaux", susceptible de structurer et conforter en fédérant les "métiers" et des "secteurs".
Et bien sûr, une approche "SOCIALE", qui transparaît toutefois dans le programme (cibles des femmes, des jeunes, des handicapés, et formulation des défis 4 ou 3), mais qui mériterait d'être affirmée comme prioritaire sous le principe fort de SOLIDARITE.
Il me semble que les réunions du diagnostic avaient permis d'exprimer clairement ce type d'approche :
Métiers et secteurs : "Développement de la filière bois", "maintien des services publics et développement des services à la personne", "développement des métiers liés au développement durable, à l'environnement, aux énergies renouvelables", "soutien de l'agriculture locale, développement des filières de l'agriculture bio, de l'agrotourisme, du tourisme rural de proximité", "soutien de l'artisanat et du commerce de proximité", "secteurs culturels", ...
Cibles : "Amélioration des emplois saisonniers", "soutiens des petites et micros entreprises", "accompagnement des petits porteurs de projet", "soutien des métiers dits traditionnels", ...
Un CTEF n'aurait-il pas la vertu de définir sur quoi le territoire va s'engager ?
Un CTEF n'aurait-il pas la vertu d'anticiper sur les marchés émergeants (voire indispensables) pour ne pas que le territoire soit encore à la traîne ?
Un CTEF n'aurait-il pas la vertu de prendre en considération les
propositions" et les besoins des habitants ?
PROPOSITIONS DE METHODE :
-Revoir et simplifier de manière pertinence et concrète les formulations des "défis", "axes" et "objectifs" de telle manière à ce qu'ils traduisent clairement la "politique" en matière d'emploi et de formation.
-Clarifier et hiérarchiser les "objectifs" (à atteindre).
-Définir en réponse à ces objectifs, les actions (existantes à poursuivre, à conforter ou à développer, ainsi que les nouvelles à mettre en place, le tout hiérarchisé).
-Définir pour chacune de ces actions les moyens humains ("porteurs", "pilotage"), financiers (sources et montants) et techniques ("dispositifs" et "outils"), qui ne pourrait souffrir dans le cadre d'un contrat, de cases vides ou imprécises pour aboutir aux finalités attendues.
A défaut, les formulations des "défis", "axes", "objectifs" apparaissent comme des formules amalgamées, de bonnes intentions dont certains sont particulièrement flou.
A défaut, les "actions", les "outils" apparaissent comme un catalogue à la Prévert de dispositifs existants et de "y'a qu'à, faut qu'on".
PROPOSITION D'INFORMATION :
-Prévoir une large diffusion de ce document auprès du "public destinataire" de cette politique d'emploi formation (Entreprises, employeurs, créateurs potentiels d'entreprises, ..., "publics" salariés et demandeurs d'emplois, et habitants du Nord Ardèche), pour valider avant signature, la pertinence de ce contrat.
-Prévoir bien sûr une diffusion des financements prévisionnels et de leur explications.
-Prévoir un suivi transparent et une "instance d'évaluation" continue de ce contrat, des moyens mobilisés, et des résultats effectifs.
En espérant pouvoir faire avancer un peu la politique emploi formation sur le Nord Ardèche.
En vous souhaitant bonne réception,
Recevez, Mesdames, Messieurs, l'expression de mes sentiments distingués.
PILLARD Guillaume
Membre du collège citoyen
le dialogue n'est pas rompu
on le trouve sur le blog de l'élu pilote :
http://olivier.dussopt.over-blog.com/article-4712849-6.html
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